Ça faisait longtemps que notre glorieuse Marine nord japanisthanaise n’avait pas participé à une opération d’une telle envergure. Faut dire qu’après avoir « pacifié à notre façon » nos eaux territoriales du Pacifique et revendiqué quelques iles à la façon chinoise, c’était le calme plat pour nos marins.

Rien à voir avec l’activité de 2011, année cataclysmique pour le « pays d’à côté », où nous avons dû augmenter considérablement le nombre de patrouilles  pour arraisonner (selon nos méthodes) les embarcations de fortune et autres radeaux qui dégueulaient de Japonais qui souhaitaient se réfugier sur notre territoire. Nos jeunes matelots ont ainsi pu mettre en pratique leur cours théoriques sur l’utilisation et le maniement des 12.7 avec brio !

Avril 2012 donc, nos satellites nous avaient signalé la présence de l’USS DRINKCOLD au large de nos côtes. Fort heureusement pour elle, un changement de cap de dernière minute de la « buvette flottante » vers la péninsule Koréenne lui a évité de se prendre la tempête d’acier et de feu que nous avions déjà prévue. Pour sûr, le capitaine de la « coque de noix » a eu chaud aux fesses !

Le changement (de cap), c’est maintenant !

A 18 milles des côtes koréenne, tout laissait à penser que le Capitaine au leadership mitigé  dirigeait l’improbable navire vers un article économique sur la K-POP qui aurait pu être intelligent. Sauf que sur leur carte marine, le cap avait été volontairement mis sur l’ile de la Provocation et vers les profondeurs du  Racolage. Les eaux fourmillaient évidemment à cet endroit de fans de K-pop sans foi ni loi, aussi affamés que des pirates somaliens défoncés au qat.

A 3 milles, c’est l’alerte générale. Les nouvelles recrues sont au poste de manœuvre et  les meilleurs membres du « pinardier » se retrouvent sur le pont pour une arrivée fanfaronne au son d’ AK48 et avec des slogans réactionnaires comme « la  J-POP c’est mieux ».

La kermesse navale fut de courte durée. Soudain c’est l’attaque !

L’abordage fut d’une violence inouïe. De part et d’autre, les dégâts furent principalement cérébraux (à l’origine, les cerveaux étaient déjà bien atteints). Les partisans de la K-pop ne donnant  plus  de signes de vie dans les commentaires, l’équipage du Drinkcold pensait en avoir fini avec eux et croyait leur avoir mis « LA fessée du siècle ». Souvent à la limite du point Godwin, les Drinkcoldeurs se sont fendus du début à la fin d’une rafale de réponses pédantes et méprisantes dans les commentaires. Petits bras,  ils en étaient même venus à stigmatiser des collégien(ne)s aussi bien sur leur pauvreté orthographique et grammaticale  que sur leur immaturité  musicale.

Une fois la garde  baissée , une déflagration d’une extrême intensité  pulvérisa  l’USS Drinkcold en 2 secondes.

Les fans de K-POP sont venus, ils ont vu et ils ont vaincu.

On boit frais dans le poste des matelots !

Comment les enfants-soldats endoctrinés par Nautiljon ont-ils rayé de la surface de l’eau le « bateau-mouche » ? Là est la question… A l’heure actuelle, toujours pas de réponses. La S.S.S.O.D. de l’Amiral Jaggar est sur le coup.

Dans un souci de « net credibility », le Capitaine Fracasse Boddicker ( repêché récemment en mer- voir épilogue) nous a trouvé une version des faits de derrière les fagots. Sa vision à lui : Celui qui les a torpillé n’est rien d’autre qu’un  sous-marin capitaliste issu de l’industrie musicale sud koréenne. Rien que ça !

« Benutze nie eine Kanone, um eine Fliege zu töten »

LOL NATIONAL au JAPANISTHAN DU NORD !

Dans les rues de Shibuyamad, il est fréquent d’entendre le peuple s’amuser avec ce bobard gros comme un obus à fragmentation russe de 125 mm. Durant les récréations, nos élèves se chamaillent autour de la question: « c’est qui le plus balèze entre les sous-marins JYP Nation, le  SM Entertainment ou le YG Family ? « .

LE NAUFRAGE

 La poupe du « bistrot flottant » a explosé comme si elle avait reçu un coup de boutoir de notre Billy Herrington national.  On a vu se désintégrer en l’air les ponts inférieurs de l’USS Drinkcold où étaient stockés  les articles les plus sales et les plus racoleurs du Colonel Rikol. Clair que les mauvais GIFS animés et autres illustrations franco-belges  finiront bouffés par la poiscaille et déchiquetés par les crustacés.

Le pont principal  rempli de caisses de chansons fades des années 60, de cartons de playlists délavées des 70’s et de trop volumineuses cantines de YMO démodé  a subi le même sort !  Croyant en le pouvoir du vintage  japonais  et en  inoxydabilité de cette marchandise kitsch, l’équipage vieillissant du navire se voyait déjà inonder les forums de J-pop des jeunes francophones avec de la sainte musique. Tout çà éventré ! A la baille !

Le kayōkyoku un vendredi matin à la buvette.

Le pont supérieur sensé être plus solide que les autres gisements du bâtiment, grâce à ces « murs en briques résistant à la dialectique » construits d’une main de maitre par des petits gars du BTP, n’a pas tenu.

Dans le plan d’armement, il était question de renforcer la passerelle  avec des articles sérieux et pointus économiquement. Seulement, l’impasse a été faite sur  les matières premières à la construction, tels que des chiffres bruts, des statistiques en béton et des exposés brefs et concis à la Nicolas Doze de BFM TV. Ou comment parler d’économie en faisant des économies ! Un comble !

Entre les contradictions qui truffaient ces articles pseudo-économiques, les « ré-explications en bois » fournies par l’auteur dans les commentaires et  la longueur des ces derniers qui n’avaient ni queue, ni tête, clair que c’était pas sérieux tout ça.

Dessin amateur qui tourne sur les forums de K-pop.

L’eau s’engouffra dans la salle des machines  aussi rapidement qu’un  kancho dans un trou de balle bien huilé. Un tourbillon de vidéos pas drôles de films sous-titrés, d’images de nichons écrasés de bijins, d’articles footballistiques aussi interminables qu’un terrain dans Captain Tsubasa et de vieux mangas jaunis se créa en son centre. A l’heure qu’il est, tout ce bazar repose au milieu des coraux.

Quelques minutes plus tard,  c’était une mer pleine de fuel et de flammes, encore bouillonnante de  tonnes de tôles froissées de la plage avant  avalées par le grand bleu, des cris et des larmes d’idols apeurées, des corps de punks projetés sur des récifs effilés comme des lames de rasoir et des chaloupes prises d’assaut par des lecteurs hébétés.

UN BÂTIMENT DE COMBAT SORTI TROP VITE DE LA CALE SÈCHE

C’était totalement utopique de vouloir faire sortir le navire de sa cale sèche à la rentrée 2010 ! Pensant que la nouvelle peinture avait séchée sur l’ancienne tôle noire et orange, les têtes pensantes de la « buvette d’eau douce », dans un élan d’irresponsabilité, se voyait déjà faire des milles  au large de la presqu’ile de  la Prescription de Tendance. Alors certains diront que la nouvelle coque était flamboyante avec les zokus fluos et autres Kitano rose, que les coursives étaient tellement  claires et bien disposées qu’on ne s’y perdait plus, que le nuage de tags flottait langoureusement sous la ligne de flottaison… Poudre aux yeux, chichis et bling-bling que tout cela.

Dans la Marine, il est courant de dire que quand on veut faire du propre, on nettoie pas. On peint.

Certains esprits mathématiques en auront tiré une équation facile :

MERDE+PEINTURE  = PROPRETÉ

L »USS Drinkcold qui croyait faire du propre avec une version 2.0, a scrupuleusement suivi cette équation,  nous avons eu la preuve par A+B !

Finalement, l’ USS Drinkcold n’était qu’une coque vide, une tuile, un rafiot creux. La pénurie de fuel durant quelques semaines ici et là, l’inactivité au port base, le manque d’entrainement en eaux profondes, les avaries sur youtube et autres couacs de playlists, les retards de billets attendus et surtout un manque cruel d’imagination rédactionnelle dans les soutes de munitions n’ont pas arrangé la stabilité du bâtiment.

Pédalo since 2009.

ÉPILOGUE :

Notre Marine nord japanisthanaise est sur place  dans une opération de ramassage des débris flottants. Certains articles comme l’anthropornographie risquant de dériver vers des Skyblogs tenus par des mineurs, il est primordial de les repêcher pour ne pas heurter leur sensibilité. Dans un article à venir, l’Amiral Jaggar, commandant de cette force d’action, se fera un plaisir de vous montrer des images exclusives  du « sauvetage » des membres de Drinkcold  dès son retour au Japanisthan du Nord.

Ils sont sains et saufs ( ils sentent juste la marée !). Ils ont appris à leur dépend la notion de la « dissuasion du faible au fort » (Weak-to-strong deterrence) avec des pré-ados. Ça  mériterait bien UNE AUTOCRITIQUE IN SITU !

Hacker, c’est un jeu d’enfants !

Directives de relectures:
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commentaires
  1. kikinawak dit :

    Notre Féric Jaggar national en mode sous-marinier! On le croyait à Tulle mais il était à l’affût du convoi!

    Au total, rien à voir avec l’USS Pueblo sauf peut etre l’humiliation…

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