Voilà une brillante question qui ne manquera pas d’interpeller nos cousins Français, qui plus est lorsque le cout de la vie dans l’Hexagone est en perpétuelle augmentation, alors que les élections présidentielles approchent. Le métro parisien, entre tradition et modernité, est depuis toujours au centre des préoccupations du peuple de France, qui, après avoir déraillé avec son « travail,famille,patrie », s’est remis doucement sur la bonne voie  avec la nouvelle devise : « métro,boulot,dodo ». Clair que le poinçonneur des Lilas, en bon père de famille, a pris sa retraite prés de Vichy ! Sinon, plus récemment, on se rappellera tous du spontané mais ô combien héroïque « Il fait chaud » de l’ancien premier ministre Balladur. Mais gageons que ses disciples ne sont pas en reste à l’instar de la porte-parole du candidat « du peuple », Nathalie Kosciusko-Morizet, qui se trompe lamentablement sur le prix du ticket de métro.

Alors quelles influences sur le comportement des ressortissants français à l’étranger et quelles conséquences pour notre Grande République du Japanisthan?

-Avertissement-

Avant de poursuivre plus en avant, il est nécessaire, pour une meilleure lecture, d’épuiser dès maintenant le sujet graveleux du ticket de métro, sous entendu du système pileux féminin si cher à Féric Jaggar:

-Fin d’avertissement-

En France

Quand on est ministre, on prend peu le métro, c’est vrai, je le reconnais. Et quand on le prend, on a le métro gratuit, notamment quand on est ministre des Transports.

Nathalie Kosciusko-Morizet

Le RER ne s’en porte pas mieux

Si la masse des usagers devait prendre exemple sur leur ministre du transport, le pire serait à venir. Force est d’admettre que dans le métro, gratuité rime trop souvent avec fraude. Hein Jacquot-san !

 

La preuve

Mais ne tirons pas la sonnette d’alarme pour autant. N’est ce point la plus formidable expression de l’esprit de liberté d’un peuple? Du folklore local en somme.

Cependant les plus attentifs d’entre vous remarqueront avec justesse que tout se compliquerait si ce « folklore » sortait hors de ses frontières. Mais heureusement que les gardiens de la morale et des bonnes manières veillent, sinon…

faudra pas s’étonner quand à Narita, on évoquera des procédures de contrôles draconiens pour les étrangers, et un durcissement des lois à leur encontre, quand on pointera du doigt ce type de comportements. On pourra vous dire merci pour l’image.

un vieux-cul blasé

Peu importe. Vraiment.

Puisqu’il est ici question du Japon, faisons-y  un bref arrêt.

Au Japon

Faite moi penser à engager ce réalisateur pour TV-Féric

Il est clair que le peuple japonais, reconnu universellement pour son intégrité et son honnêteté, n’a attendu personne pour mettre au pas ce ramassis de barbares en goguette. Et il le fait avec créativité tout en ciblant avec efficacité la population en question : L’irrespectueux fraudeurs Français.

Face à cette explication tordue, le premier venu serait tenté de déclarer avec Claude Guéant :

Toutes les civilisations ne se valent pas

Claude « Gamer » Guéant

La preuve

Ainsi, il serait aisé de se complaire dans ce tableau néo-impérialiste saupoudré d’auto-critiques primaires, où, question savoir-vivre, le méthodique peuple nippon mettrait à l’amende l’irrévérencieux  peuple Français.

Sauf qu’ici…

THIS IS JAPANISTHAN

Où les enfants s’éclatent

Et le Cher Leader ne serait pas ce qu’il est s’il n’apportait pas la preuve de la plus grande mystification de tous les temps où l’on constate l’hypocrisie du premier des Japonais, le futur symbole de l’État et de l’unité du peuple alors que celui-ci se rendit en France en 1923:

Hiro-Hito futur empereur, resquille à la station Vavin

La preuve

Mais laissons Christian Guy nous conter cette fabuleuse histoire:


Un matin de juillet 1923, une V.I.P. — very important person (personne très importante) — se fit annoncer au directeur de la compagnie du Métro. Celui-ci était au courant de cette visite : la veille, l’ambassadeur du Japon à Paris la lui avait annoncée :

— Il s’agit d’une affaire d’une extrême gravité avait assuré le diplomate, sans fournie plus d’explications.

Le visiteur était Japonais, plutôt grand. Il paraissait avoir passé la quarantaine; ses épaules étaient voutées au point que l’on pouvait se demander si elles n’avaient pas à supporter le poids de toutes les calamités de la terre.

Mon nom est Kioto, dit-il. Je suis le secrétaire particulier du prince Hiro-Hito. Celui-ci vient d’arriver en France et un de ses plus ardents désirs est de voyager dans le métro.

Le descendant de la déesse du soleil est sans le sou

Le directeur esquissa un mouvement de la main.

— Vous savez, dit-il poliment, quelque deux millions de Français le font quotidiennement.

Le japonais courba la tête et fit une grimace qui pouvait-aussi- être un sourire. Enfin il répliqua, dans un français laborieux :

Parfaitement, mais les voyageurs ordinaires, eux, peuvent payer leur billet… Ils ont de l’argent; Le prince héritier de la couronne du Japon, descendant de la déesse du Soleil, lui, n’en a pas.

Comment?… Le prince héritier du Japon… Pas d’argent?

Le même énigmatique sourire apparut, une fois encore, sur les lèvres de l’honorable M. Kioto.

— Non, monsieur le directeur : le prince n’a pas d’argent pour aller acheter des billets aux guichets du métro… En fait, il est très riche : mais il lui est interdit de toucher à la monnaie vulgaire. s’il le faisait, ce serait une insulte grave à la mémoire de ses ancêtres.

Hiro-Hito incognito

— Qu’à cela ne tienne, réplique le directeur du Métro. Je vais immédiatement faire délivrer au nom du prince Hiro-Hito un permis de circulation valable sur toutes les lignes du réseau… Il n’aura qu’à le présenter aux poinçonneurs et au contrôleurs.

Une nouvelle fois, l’honorable M. Kioto hocha la tête.

— Impossible également!… Un membre de la famille impériale du Japon ne doit être soumis à aucune contrainte. Et se soumettre à une telle formalité en serait une.

Cette fois, le directeur poussa un soupir. Sa bonne volonté était évidente; mais là, vraiment…

— Peut-être le prince ne voyagera-t-il pas seul !… Peut-être pourrait-il être accompagné d’une personne -vous-même, par exemple- qui se chargerait des rapports avec nos employés.

— Non! monsieur le directeur… Le prince tient à être seul. Il m’a même fallu demander à votre ministre de l’intérieur de ne prévoir aucune surveillance autour de son auguste personne.

Le directeur eut alors malgré lui, un geste d’impatience.

— Écoutez ! Moi, je suis prêt à vous faire plaisir : mais je ne puis rien faire d’autre que ce que je vous propose.

Et il ajouta :

— Je vais vous remettre deux cartes de circulation : Une pour le prince et une pour vous-même.

Une seule solution : se faire hara-kiri

M. Kioto fut obligé d’accepter. On ne sut jamais comment il parvient à s’expliquer auprès du prince Hiro-Hito ; pendant uns semaine le directeur du Métro n’entendit plus parler de rien.

Un début d’après-midi, huit jours plus tard, M.Kioto le demandait au téléphone. A l’autre bout du fil, le secrétaire du prince héritier était affolé.

— « Il » a disparu !… »Il » m’a perdu !… « Il » est quelque part dans le métro : je ne sais pas où.

Le directeur ne put s’empêcher de sourire, tandis que l’autre lui expliquait que son très honorable seigneur et maitre, las de le sentir toujours derrière son dos, l’avait proprement « semée ».

— Monsieur le directeur, je vous en supplie! Faites quelque chose. « Il » n’a pas un sous sur lui… On va l’arrêter, le conduire à la police. Je suis déshonoré, je suis un homme mort !

Sans doute l’atroce image du long et maigre M. Kioto se faisant hara-kiri se présenta-t-elle alors à l’esprit du directeur du Métro.

— Je vais voir, dit-il, je vais téléphoner au bureau des inspecteurs…

Ce bureau est installé sur le quai de Bastille. Dés qu’un accident se produit sur le réseau, les fonctionnaires de service sont immédiatement alertés.

En échange d’un autographe

Rien : aucune trace du prince Hiro-Hito. Rien durant le restant de l’après-midi. Rien, non plus, au début de la soirée.

— Peut-être aura-t-« il » l’idée de rentrer en taxi, pensait le directeur du Métro qui était harcelé toutes les demi-heures par les appels désespérés de l’honorable M. Kioto.

Rentrer en taxi et faire payer le chauffeur au retour à l’ambassade : c’était évidemment trop simple.

— « Il » est rentré hier soir, téléphona le lendemain son secrétaire, et par le métro.

« Il » a payé son billet ?

— Non ! A Vavin, il a demandé à parler au chef de station. Il lui a expliqué qui il était et qu’il n’avait pas d’argent… Et votre employé l’a laissé passer… En lui demandant un autographe.

Et oui, au Japanisthan nous payons nos tickets de métro en autographe!

 Directives de relectures:
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commentaires
  1. Feric Jaggar dit :

    Mon Cher Leader,

    Une fois de plus, c’est un véritable retour en force et en fanfare que vous nous faites la.

    Si encore vous surfiez uniquement sur l’actualité avec NKM avec ce titre d’article racoleur (je sais de quoi je parle en terme de buzz), mais il se dégage de cet article socio-economico-ehtno-historique, un étonnant travail de recherche. De plus, il procure une envie folle de continuer l’aventure avec vous au grès des stations et a apprendre par cœur les horaires du RER C.

    Lorànt Deutsch et son Métronome n’a plus qu’a descendre sur le quai de la Place d’It’ avec les clandos et les clodos.

    Etiez-vous aussi incognito Cher Leader, lorsqu’au front, sur le terrain, vous avez pris en photo avec votre Casio de poche cette belle affiche dans la station Vavin ?

    Mes respects.

    FERIC, train train.

    ps: un cheat code pour la route ! push START !

  2. Dave dit :

    A part l’empereur japonais qui fraude le métro parisien à la fin, j’ai iren compris! Notre homoautocrate préféré aligne des mots ensemble mais ça ne veut rien dire… Ca devient vite chiant cette chiasse pseudo intello! Vous vous inspirez des politiques français en pleine campagne électorale? J’comprends pas! des plus grands penseurs du siècle passé?

  3. kikinawak dit :

    Je suis sur les fesses! Je rentre et qu’est ce que je vois? Ça!

    Vous êtes un génie! Transformer une discussion de bar en meilleure article sur la fraude dans les trains. C’est juste beau! Voilà pour le fond. et question « forme » vous m avez encore une fois comblé… J’ai l’impression de lire quelqu’un d’autre! 😉

    En plus vous avez écouté mes conseils: Pas de poils pubien!

    Mais regardez! Le séditieux Féric jaggar avait gardé des sources en secret! Honte à lui! Je réclame une séance d’auto critique sur le champ!

    Kiki, de retour et remotivé!

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